La Commission rend publics les résumés de ses enquêtes fondées, ainsi que les rapports d'enquête qu'elle produit si une entité n'adhère pas aux recommandations formulées ou encore si elle le juge opportun. Elle protège les renseignements personnels qui sont confidentiels en vertu de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels. De plus, elle anonymise ses rapports d'enquête, et ce, malgré le fait que les personnes physiques qui occupent une fonction dans un organisme public puissent être identifiées, ces renseignements n'étant pas considérés comme confidentiels en vertu de la Loi.
Le 31 juillet 2026, la Commission de la fonction publique (Commission) a transmis à l’Office de la protection du consommateur (OPC) les conclusions d’une enquête qui visait à vérifier le bien-fondé d’allégations d’irrégularités dans les nominations d’une même personne, d’abord à titre de stagiaire, puis à titre d’avocate. Ces nominations sont survenues respectivement en mars et en octobre 2025.
Au terme de son enquête, la Commission a conclu, notamment, que les deux nominations n’étaient pas conformes au cadre normatif en vigueur.
Analyse
La Commission a constaté, entre autres, que :
Conclusion et recommandations
La Commission a émis cinq recommandations à l’OPC :
Le 1er septembre 2026, l’OPC a avisé la Commission qu’elle adhérait à ses constats et à ses recommandations. Un suivi sera effectué afin de vérifier les actions réalisées dans ces dossiers.
Le 8 septembre 2026, la Commission de la fonction publique (Commission) a transmis à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) les conclusions d’une enquête visant à vérifier le bien-fondé d’allégations concernant la sous-utilisation de sept cadres.
Au terme de son enquête, la Commission a conclu que deux des sept cadres ont été sous-utilisés. La Commission n’a relevé aucune non-conformité pour les dossiers des cinq autres cadres.
Analyse
Le premier alinéa de l’article 3 de la Loi sur la fonction publique (LFP) mentionne, notamment, que cette loi « […] institue un mode d’organisation des ressources humaines destiné à favoriser :
1° l’efficience de l’administration ainsi que l’utilisation et le développement des ressources humaines d’une façon optimale; […] ».
De plus, selon certaines orientations émises par le Secrétariat du Conseil du trésor (SCT), la mise hors structure d’un cadre « [v]ise généralement des situations où le cadre doit être maintenu en lien d’emploi (ex. : préretraite, absence long terme, etc.) ». La situation d’un cadre hors structure devrait être régularisée à court terme.
La Commission a constaté que deux cadres, classe 2, ont été mis hors structure sans motif valable et sans que les moyens nécessaires aient été déployés pour régulariser la situation à court terme.
À noter que le(la) cadre n’est plus à l’emploi de la SAAQ.
Conclusion et recommandations
La Commission a émis 3 recommandations à la SAAQ. Ces recommandations visent à l’avenir, à :
Le 11 septembre 2026, la SAAQ a avisé la Commission qu’elle adhérait à ses constats et à ses recommandations. Un suivi sera effectué afin de vérifier les actions réalisées.
Le 10 avril 2026, la Commission de la fonction publique (Commission) a communiqué, au ministère de l’Éducation (MEQ), les conclusions d’une enquête portant sur des réattributions de tâches non documentées.
La Commission est d’avis que ces réattributions de tâches n’étaient pas conformes à la Loi sur la fonction publique ni au cadre normatif en vigueur.
Mise en contexte
Le 30 juin 2025, dans le contexte du départ à la retraite d’une personne occupant un poste d’agent(e) de liaison, cet emploi a été aboli. Les tâches devenues vacantes ont été alors attribuées temporairement à un(e) adjoint(e) exécutif(-ive) d’une autre unité administrative. Toutefois, les tâches d’agent(e) de liaison n’étaient pas documentées dans une description d’emploi (DE).
Par ricochet, les tâches de l’adjoint(e) exécutif(-ive) ont été attribuées à deux autres personnes, sans être documentées dans leurs DE respectives.
Les DE de ces trois personnes n’ont pas été mises à jour, puisque ces réattributions de tâches devaient être temporaires. Or, cette situation a perduré du 30 juin 2025 au 10 août 2026.
Analyse
Selon l’article 11 de la Directive concernant la classification et l’évaluation des emplois de la fonction publique, « [u]ne description d’emploi est un document qui contient une synthèse des éléments significatifs de l’emploi. Les fonctions, les tâches et les particularités de l’emploi y sont prévues. La description d’emploi doit être rédigée par l’employeur. »
De plus, l’article 29 de cette même directive prévoit que « L’évaluation du niveau des emplois s’effectue au moyen de la méthode d’appariement. Cette méthode consiste à analyser chaque tâche d’un emploi, de les regrouper en fonction de leur champ d’activité et de leur complexité et de les apparier aux attributions caractéristiques d’un corps d’emplois et aux attributions d’une classe d’emplois. » En l’absence d’une DE, il est impossible de déterminer avec certitude le niveau d’un emploi.
Lorsqu’un emploi est aboli, il peut être requis de réattribuer en tout ou en partie les tâches associées à cet emploi. Dans un tel contexte, les DE visées par la réattribution doivent être mises à jour, sans tarder, afin de s’assurer que les attributions principales et habituelles de ces emplois correspondent aux attributions des classes d’emplois auxquelles ils sont appariés.
La Commission a recommandé au MEQ de réviser les dossiers concernés afin de s'assurer que l'évaluation du niveau des emplois est conforme à la Directive concernant la classification et l'évaluation des emplois de la fonction publique.
Le 10 août 2026, le MEQ a confirmé à la Commission que la recommandation a été appliquée.
La Commission a pu compter sur la collaboration du MEQ et du Secrétariat du Conseil du trésor dans cette enquête.
Le 21 juillet 2026, la Commission de la fonction publique (Commission) a transmis les conclusions d’une enquête à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Cette enquête avait pour objet de vérifier le bien-fondé d’allégations reçues concernant des cas de favoritisme dans les nominations de cinq cadres par un même vice-président. Ces nominations sont survenues entre septembre 2023 et mars 2025.
Au terme de son enquête, la Commission a conclu que trois de ces nominations n’étaient pas conformes au cadre normatif en vigueur. Elle a également démontré que l’une de ces nominations était empreinte de favoritisme dans le cadre du processus de sélection ayant mené à la promotion d’un(e) cadre.
Analyse
La Commission a constaté, entre autres, que :
Conclusion et recommandations
La Commission a émis 6 recommandations à la SAAQ dont :
Le 30 juillet 2026, la SAAQ a avisé la Commission qu’elle adhérait à ses constats et à ses recommandations. Un suivi sera effectué afin de vérifier les actions réalisées dans ces dossiers.
Le 12 août 2026, la Commission de la fonction publique (Commission) a transmis les conclusions d’une enquête au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). Cette enquête avait pour objet de vérifier le bien-fondé d’allégations reçues concernant des irrégularités dans la nomination de cinq personnes dans un même sous-ministériat.
Analyse
La Commission a constaté plus d’une dizaine de non-conformités dont plusieurs démontrent du favoritisme pour la dotation de deux emplois et une apparence de favoritisme pour un autre emploi.
Cas de favoritisme :
Cas d’apparence de favoritisme :
Pour les deux autres personnes visées par l’enquête, les non-conformités relevées ne permettent pas de démontrer du favoritisme.
Conclusion et recommandations
La Commission a émis 7 recommandations au MSSS. Ces recommandations visent, entre autres, à :
Le 26 août 2026, le MSSS a avisé la Commission qu’il adhérait à ses constats et à ses recommandations. Un suivi sera effectué afin de vérifier les actions réalisées dans ces dossiers.
La Commission a pu compter sur la collaboration du MSSS dans cette enquête.
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